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Le thym bio antioxydant naturel puissant

Les caractéristiques

Famille : Lamiacées ou labiées
Période de floraison : Mai à octobre
Couleurs des fleurs : Nuance du blanc ou mauve
Exposition : Ensoleillée
Type de sol : Drainé, avec des cailloux
Humidité du sol : Faible
Type de végétation : Herbacée vivace
Plantation : Printemps
Récolte : Juin et septembre

thym citronné

thym citronné

Histoire

Originaire de l’Europe Méridionale, le thym permettait d’embaumer les défunts Égyptiens et Étrusques. D’ailleurs, à cette époque, « thymus » voulait dire « parfumer ».

Une légende raconte qu’au cours de la Guerre de Troie, les larmes de la belle Hélène a permis la naissance de cet aromate. Utilisé alors en produits cosmétiques par les Romains, les Grecs quant à eux le brûlaient devant l’autel de leurs Dieux et devant les riches habitations. Plus curieux encore, les Romains en remplissez leurs couches le soir.

Lors des croisades, les femmes brodaient à leurs hommes chevaliers des abeilles en thym pour leur donner courage.

Ce condiment, placé sous l’oreiller, favoriserait la venue du sommeil

De nos jours, près de 300 variétés de thym sont répertoriées. Appelé aussi « farigoule » par les français du sud, cet aromate a des vertus médicinales et culinaires remarquables.

Culture

Réalisez des rangs espacés de trois mètres entre eux. Creusez des trous tous les mètres et légèrement plus grands que les racines.

Préparez le sol en mélangeant la terre avec un bon terreau, du sable et des morceaux de calcaire.

Coupez l’extrémité de vos souches en éliminant les parties abîmées.

Placez vos plants sur une butte de terre et paillez-les avec des pierres. Ce procédé maintiendra la chaleur et évitera la pourriture. Tassez doucement puis, arrosez abondamment. La levée s’effectuera au bout de deux à trois semaines suivant la plantation.

À noter que la culture du thym peut se réaliser en pots. Auquel cas, choisissez une terre poreuse.

Astuce malin : La formation d’une cuvette autour du pied permettra durant l’arrosage, de diriger l’eau automatiquement vers le centre.

Entretien et récolte

Au début de la culture du thym, pincez avec les doigts les jeunes pousses afin de ravitailler les touffes.

Après la floraison, taillez vos plants. Une deuxième taille est préconisée tous les trois ans pour rajeunir l’ensemble des semis. À ce moment là, profitez-en pour alterner les cultures.

Tous les cinq ans, réalisez un bouturage.

La récolte quant à elle s’effectue le matin : coupez alors les tiges au ras du sol sur plusieurs plants afin d’éclaircir les pieds.

Ce condiment se conserve parfaitement frais dans un verre d’eau ou dans un sac plastique en bas de votre réfrigérateur pendant une semaine. Pour une conservation à longue durée soit près d’un an, séchez le bouquet de thym tête en bas dans un endroit aéré puis, mettez-les dans des bocaux fermés hermétiquement pour conserver ses arômes.

Maladies et nuisibles

Le thym craint certaines maladies qui attaqueraient éventuellement ses racines et principalement les acariens. Contre le développement de ces derniers, un bon insecticide est recommandé….

Saviez-vous que ce condiment éloigne les insectes nuisibles de votre potager


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Thymus bio antioxydant naturel puissant est un genre de plantes (couramment appelées thym ou serpolet) de la famille des Lamiacées.

Ce genre comporte plus de 300 espèces. Ce sont des plantes rampantes ou en coussinet portant de petites fleurs rose pâle ou blanches. Ces plantes sont riches en huiles essentielles et à ce titre font partie des plantes aromatiques. La principale huile essentielle de Thymus vulgaris est un terpénoïde qui lui doit son nom, le thymol, une substance bactéricide. Dans le sud de la France, le thym est aussi fréquemment appelé farigoule (de son nom occitan : farigola).

Description

Plantes vivaces, à limbe foliaire entier.
Inflorescence formée, au moins dans sa partie supérieure de glomérules rapprochés en forme de capitule ou d’épi dense.
Pour l’examen de la répartition des poils sur la tige, on se basera de préférence sur le 2e entrenœud sous l’inflorescence.
Étamines dépassant la lèvre supérieure de la corolle (au moins 2 d’entre elles), à filets divergents.

Culture

Le thym est très résistant. Il a besoin de soleil et pousse à l’état sauvage sur les collines arides et rocailleuses des régions méditerranéennes. Le thym peut se reproduire par semis ou par division de racines, marcottage, ou bouturage. Les plantations s’effectuent tous les 30 cm. À chaque printemps, il est préférable d’engraisser la terre avec de l’engrais ou de la poudre d’os et de couper la plante de moitié pour favoriser l’apparition de nouvelles pousses. Par contre, il ne faut pas mettre de l’engrais durant l’été car cet apport excédentaire de vitamines rend la plante fragile à l’époque des gelées. Pour la culture en pot, utilisez une terre poreuse. Comme il déteste les terres humides, installez-le dans un endroit surélevé par rapport à l’allée, afin que l’eau s’écoule. Si vous devez le tailler, faites-le après la floraison. Quant à sa multiplication, elle se fait par division des touffes au printemps ou par bouturage estival. Il peut pousser jusqu’à 1 500 à 2 000 mètres d’altitude.
Il faut renouveler les plants tous les trois ans sinon la tige devient trop ligneuse et les feuilles perdent leur goût si caractéristique.

Bouquet de thym bio

Bouquet de thym bio

Histoire

Thymus provient du grec thumon qui signifie « offrande (que l’on brûle) » et « parfum », à cause de l’odeur agréable que la plante dégage naturellement ou lorsqu’on la fait brûler.
Les Égyptiens et les Étrusques utilisaient le thym mélangé aux onguents pour embaumer leurs morts. Les Grecs en brûlaient devant l’autel de leurs dieux, les places publiques et les riches demeures, pensant que cette plante était source de courage ; ils en mettaient aussi dans leurs plats ; le thym était aussi utilisé à profusion comme parfum stimulant qu’ils versaient dans leur bain ou dont ils s’oignaient le corps. La légende veut que Pâris enleva la Belle Hélène et que la princesse était fort triste : à chaque larme qui tombait de ses yeux sur le sol, naissait une touffe de thym.
Les Romains, la diffusant en Europe, en faisaient de nombreuses sortes de cosmétiques (eau de toilette parfumant même leurs couches, baume censé retarder le vieillissement) et s’en servaient pour purifier leurs pièces d’habitation et pour « donner du parfum aux fromages et liqueurs. ».
Ce symbole de courage se perpétue au Moyen Âge, notamment lors des Croisades. Les demoiselles brodaient des abeilles voletant près d’une branche de thym sur les écharpes qu’elles offraient à leur chevalier qui partait trop loin de leur cœur. Les sorcières fabriquaient des philtres d’amour à base de marjolaine, de thym, de verveine et de fleurs de myrte. Il était aussi placé sous les oreillers (car il favoriserait le sommeil en chassant les cauchemars et la mélancolie) et sur les cercueils lors des funérailles car on pensait qu’il facilitait le passage dans l’autre vie.
Dans le langage des fleurs, il est symbole de courage, amour durable, esprit de créativité, dynamisme et résistance physique.
Le thym est la plante correspondant au 28 Prairial du calendrier républicain

Utilisations

Le thym est utilisé comme aromate en cuisine et comme plante médicinale, dans les tisanes ou même dans les bonbons (Ricola par exemple).
En tisane, il sert à soigner les infections respiratoires. Une tisane de thym est également efficace pour drainer le foie, ce qui fait qu’il est recommandé par la naturopathie pour les personnes subissant une chimiothérapie, traitement très destructeur pour le foie.
C’est aussi un excellent calmant.

Culinaire

Le thym est une plante condimentaire très utilisée en particulier dans la cuisine provençale et rurale. Avec le laurier et le persil, il fait partie du bouquet garni qui relève de nombreuses recettes de viande en sauce.

Propriétés médicinales

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Le thym est antiseptique et il a des propriétés antivirales. Il est aussi stomachique, expectorant et antispasmodique.
En aromate ou en infusion, c’est un désinfectant des voies digestives souvent utilisé en association avec le romarin et la sauge. Le thym soulage les digestions difficiles.
L’infusion de thym peut s’utiliser en bain de bouche en cas d’inflammation des gencives et en gargarisme en cas d’irritation de la gorge ou d’angine.
Mais surtout le thym ou des préparations contenant du thym s’utilisent en fumigation pour traiter les rhinites et les sinusites.
Le thym aussi peut être utilisé pour la maladie du foie.

Liqueur

Le thym peut être également utilisé pour fabriquer des liqueurs particulièrement parfumées quand elles sont à base de fleurs ramassées l’été.


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Le thym bio antioxydant naturel puissant est un sous arbrisseau rustique originaire du Bassin méditerranéen qui pousse spontanément dans le midi, sur les terrains rocailleux chauds et secs de la garrigue, les près et les champs d’altitude. Là-bas on l’appelle aussi farrigoule.

Les tiges, ligneuses à la base, ramifiées et tortueuses sont garnies de petites feuilles de couleur gris-vert, aromatiques et persistantes. Du mois de mai au mois d’aout, les petites fleurs rosés ou rouges se regroupent en petits capitules au bout des tiges.

Les thyms forment un genre de 350 espèces différentes, certaines à port rampant, d’autres à port dressé qui peuvent atteindre 40 cm de hauteur.

Plant de thym bio

Plant de thym bio

La culture du thym

Les thyms, plantes emblématiques de la Provence, prospèrent dans des sols légers et bien drainés ; un terrain calcaire et humifère et exposé plein soleil est leur paradis.

A l’inverse, ils n’apprécient pas les grands froids et redoute l’eau stagnante. Il est donc conseillé, selon la nature du sol, d’apporter compost et amendement pour améliorer sa structure et le nourrir. La culture en pot peut être aussi la solution aux sols trop lourds. Dans ce cas, utilisez un support de culture drainant, à base de terre du jardin.

Une fois installés, les thyms peuvent rester en place 6 ans. Lorsque les pieds sont jeunes, les arrosages et le paillage sont nécessaires en cas de grande sécheresse. Par la suite, l’entretien se limite au désherbage.

Le thym se récolte toute l’année mais si vous souhaitez le conserver, il est préférable de le couper en début de floraison, période ou les sommités sont les plus riches en principes actifs. Profitez-en pour lui donner une jolie forme.

Les thyms à port dressé (Thymus vulgaris) sont intéressants dans les jardins d’herbes ; leur taille et leur forme favorisent la cueillette. Ils trouvent cependant également leur place en tant que plante ornementale, par exemple dans une rocaille.

Les thyms à port rampant (thymus serpyllum) font de belles allées aromatisées ; vous pouvez les mélanger avec la pelouse dans les endroits ensoleillés et secs. Enfin, les thyms à port arrondi (Thymus « Snow White ») et aux contours réguliers sont parfaits pour la culture en pot.

La multiplication

Les semis se font de mars à mai, en pépinière ou en caissette. Les graines doivent être recouvertes d’un peu de terre émiettée ou de compost, puis le sol doit être plombé avec un râteau. Lorsque les plants sont suffisamment forts, repiquez-les en espaçant les pieds de 20 à 40 cm.

La multiplication par éclats de souches (souches plutôt vieilles) se fait en mars -avril en climat froid, ou en septembre en climat chaud et sec. Le bouturage est réalisé quant à lui à partir de la fin du printemps, en plantant le jeune rameau aux deux tiers de sa longueur. Il faut compter environ deux mois pour un bon enracinement.


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Le thym bio antioxydant naturel puissant commun, thym cultivé ou farigoule (Thymus vulgaris.)

L’est un sous-arbrisseau de la famille des Lamiacées. En cuisine, on l’appelle simplement « thym ». C’est une espèce commune des garrigues ensoleillées et des steppes du sud de l’Europe, et du Nord de l’Afrique. Le thym commun est indissociable de la culture méditerranéenne. Il est plus rarement appelé thym vulgaire.
Le thym commun est une plante majeure des pharmacopées méditerranéennes. Il a la particularité de présenter une diversité de chémotypes très importante, lui conférant ainsi une grande variété de constituants médicinaux.
Comme aromate, la culture du thym s’est répandue dans le monde entier.

Dénomination

Thymus vulgaris a été ainsi nommé par Carl von Linné en 1753 et reste le nom utilisé par toutes les nomenclatures scientifiques.
Plusieurs noms vernaculaires désignent le thym commun : thym des jardins, pote, barigoule, mignotise des Genevois, herbe de thym, thym vulgaire, thym vrai. En Provence et Languedoc, on appelle le thym commun « farigoule » ou « frigoule », et le thym sauvage « farigoulette ». Ces mots sont empruntés au latin populaire fericula, qui désignait autrefois cette plante. « Farigoulette » désigne également en France une liqueur de thym, que l’on sert sur de la glace.

Étymologie

Le terme « thym » est apparu dans la langue française au xiiie siècle, d’abord sous la forme de « tym ». Selon certaines sources, il est dérivé du latin thymus, qui l’a emprunté au grec thumos, signifiant, de façon quelque peu obscure, « grosseur ou loupe » (par référence à la glande, le thymus). D’autres pensent plutôt que le mot vient du grec thymos ou thyein, qui signifie « fumée », par allusion au fait qu’il était jadis brûlé comme encens et qu’on lui attribuait alors le pouvoir d’éloigner les créatures venimeuses ; ou encore de thio qui signifie « je parfume ». D’autres encore, enfin, font dériver le mot du grec thumus, qui signifie « courage », la plante étant jadis considérée comme revigorante. On prétend aussi que ses origines viendraient tout d’abord de l’Égypte ancienne.

Culture du thym

Culture du thym

Dans les langues régionales occitannes

Une francisation du terme occitan existe : farigoule
En occitan : farigola
Provence et Bas-Languedoc : –
Haut-Languedoc, Rouergue, Cévennes : friboulo, frigoulo, frioulo

Description

Thymus vulgaris est un petit sous-arbrisseau vivace, touffu et très aromatique de 7 à 30 cm de hauteur, d’un aspect grisâtre ou vert-grisâtre.
Ses tiges, ligneuses à la base, herbacées supérieurement, sont presque cylindriques. Ces tiges ligneuses et très rameuses sont regroupées en touffe ou en buisson très dense. Elles peuvent acquérir, vers leur base, une assez grande épaisseur. Les tiges florifères ne produisent jamais de racines adventives, et sont rampantes, dressées ou redressées, tortueuses dans leur partie inférieure, velue et blanches tout autour chez les jeunes rameaux.
Ses feuilles sont très petites, ovales, lancéolées, à bord roulés en dessous à nervures latérales distinctes, obtuses au sommet, ponctuées supérieurement, au pétiole extrêmement court, et blanchâtres à leur face inférieure.
Les fleurs, quant à elles, sont presque roses ou presque blanches, font de 4 à 6 mm de longueur, sont pédicellées et réunies ordinairement au nombre de trois à l’aisselle des feuilles supérieures. Elles forment ainsi une sorte d’épi foliacé au sommet des ramifications de la tige. Le limbe du calice est bilabié, un peu bossu ; la lèvre supérieure a trois divisions séparées entre elles environ jusqu’au quart ou jusqu’au cinquième de sa longueur, la lèvre inférieure possède deux divisions étroites et subulées ; l’entrée du tube est garnie d’une rangée circulaire de poils. La corolle, de taille variable, est un peu plus longue que le calice mais la partie tubulaire de la corolle ne dépasse pas celle du calice ; la lèvre supérieure est à peine chancrée, l’inférieure et à trois lobes égaux et obtus. Les étamines sont incluses et le pistil entouré d’un nectaire proéminent du côté antérieur, donne un tétrakène à 4 nucules petites et brune. Le style est saillant.
Le thym à linalol se distingue des autres chémotypes par un port plus ramifié et touffu, plus petit et plus ramassé.

Distribution géographique

Le thym est originaire des pays du bassin méditerranéen sur les rives nord et ouest (où il est souvent cultivé dans les jardins) et des territoires limitrophes sous influence climatique méditerranéenne; ainsi qu’en Afrique du Nord. Assez nomade, il est subspontané dans des régions subtropicales, chaudes ou tempérées, et plus spécialement en Europe et en Amérique du Nord. En France, il est maintenant commun ou assez commun dans la partie méridionale de la Drôme et de l’Ardèche, dans les Corbières, les Pyrénées-orientales. On le retrouve en montagne dans les vallées et hauts plateaux calcaires du Massif central méridionnal ainsi que quelques espèces dans les Alpes et les Pyrénées centrales, en petites colonies mais ne fleurissant pas. En Suisse, il est subspontané dans plusieurs localités du Tessin, rarement ailleurs.
Plus précisément, le thym commun préfère un sol légèrement acide, bien drainé et rocailleux (calcaire), en plein soleil et au sec. Mais la plante se développe également sur un sol alcalin, filtrant, léger ou compact (d’argile et de limon) ou très poreux (sableux) ; un peu humide et frais.
Sa résistance au gel est assez limitée, jusqu’à – 15 °C, néanmoins sa zone de rusticité est de 5 à 9. Une culture de thym doit donc être protégée l’hiver et ne résiste pas en cette saison à 500 mètres dans les Alpes où elle pousse (jusqu’à 2 000 mètres) ; mais elle pourra survivre sous une bonne couverture de neige. Certaines espèces sont plus adaptées aux climats plus rudes que d’autres, comme l’espèce thymus polytrichus (serpolet à pilosité variable) très présente dans les alpes du sud dans les zones pâturées très rases et sur sols rocailleux.
La capacité de cette plante à résister à de très forte chaleur provient aussi de son huile essentielle qui, produite la nuit, s’évapore le jour : c’est par cette action que la chaleur sera consommée. Ce principe fut découvert en 1960. C’est aussi pourquoi le thym sauvage sera moins résistant une fois transplanté en Europe occidentale.
Le thym craint légèrement les acariens et les maladies qui amèneraient ses racines à se dégrader. Par contre son huile essentielle aux vertus désinfectante protège sa partie aérienne.

Phytosociologie

Issue à l’origine des milieux arides plus ou moins rocheux calcaires du bassin méditerranéen (crêtes, falaises, balmes, massifs littoraux), Thymus vulgaris comme les autres plantes héliophiles et xérophiles des garrigues, s’est retrouvé en situation conquérante avec les défrichements forestiers néolithiques. Par la suite, le pastoralisme sur brûlis, le traitement du taillis à courte révolution, facteur d’appauvrissement des sols et de dérive des milieux dans le sens de l’éclaircie et de l’aridité, n’ont cessé de perpétuer leur dynamique jusqu’à nos jours (où les incendies volontaires ou accidentels des zones boisées se substituent aux feux des bergers et aux écobuages). En effet, les pâturages ovins favorisent ce thym. Non consommé, ou à peine touché par les ruminants, il progresse au détriment des plantes broutées et peut finir par constituer de vastes thymaies. De valeur fourragère très faible, ces peuplements sont très appréciés par les abeilles. Par conséquent, on rencontre ce thym dans des zones anthropisés telles que les friches pâturées, les champs collinéens abandonnés, les zones de protection contre le feu gyrobroyées, les talus routiers et ferroviaires, etc. De plus, l’allélopathie accroit la dominance du thym. En effet, ses exsudats racinaires, inhibent la levée de dormance des graines concurrentes, lui permettant de constituer des peuplements purs qui s’élargissent en taches plus ou moins circulaires. Cette expansion prend fin lorsque le procédé d’exclusion se retourne contre le thym, les molécules produites devenant toxiques ou lorsque la forêt reprend le dessus. De manière plus subtile, on retrouve ces mêmes phénomènes dans les maquis sur substrat siliceux.

Usages en cuisine

Son goût typé est différent selon le terroir à tel point qu’on a donné aux différentes variétés le nom du pays où il croît. Il peut avoir un arrière-goût citronné ou un parfum de verveine. Il donne une touche méditerranéenne à tous les plats, que ce soit la tomate, la grillade, le fromage de chèvre, la terrine, les pâtes et les plats mijotés. Il entre dans le classique bouquet garni. Dans une marinade, il parfume aussi bien les légumes que la volaille et la charcuterie, le poisson que le gibier. Ce type d’usage est fréquent dans la cuisine créole de la Nouvelle-Orléans. Il fréquente avec plaisir l’ail, l’olive et les sauces au vin et entre dans la composition des farces. Le thym aromatise également l’huile ou le vinaigre, préalablement chauffés. Il est aussi à la base de liqueurs.

Usages apicoles

La floraison printanière du thym commun, courant mai, offre une miellée très fugace et très intense aux abeilles. Cependant, le thym n’apporte que très peu de son pollen ocre/brun. Cette production de nectar permettra à la colonie de se développer au printemps. Néanmoins, cette miellée est très inégale. En effet, la floraison étant sensible au froid, à la pluie ainsi qu’à la sécheresse et les abeilles sensibles aux vents, la production peut être très bonne comme inexistante. En France, la récolte de ce miel s’effectue dans les garrigues du pourtour méditerranéen et sur les plateaux calcaires de faible altitude dans l’arrière-pays. Grâce à ses pâturages de moutons, le causse du Larzac est un lieu privilégié.
Le miel de thym peut constituer un miel monospécifique. Dans ce cas, il est de couleur jaune orangée tirant souvent vers des teintes rougeâtres à la récolte. Il pâlit très légèrement à la cristallisation qui est rapide et à tendance à avoir une granulation grossière. Caractérisé par un arôme puissant, ce miel exhale des saveurs rondes, lourdes et suaves qui durent longtemps en bouche. Le miel de thym peut également être incorporé dans le miel de garrigue en méditerranée et le miel de maquis en Corse. Traditionnellement, le miel de thym est employé pour sucrer les tisanes du soir car il est apaisant et favorise le sommeil. Antiseptique reconnu, il recommandé pour la prévention et le traitement des maladies infectieuses, respiratoires ou digestives. Le miel de thym est très riche en cuivre et en bore. Des études réalisées au CHU de Limoges par le professeur Descottes ont démontré que le miel de thym possédait des propriétés remarquables lorsqu’il était employé pour la cicatrisation des plaies. Aujourd’hui, plusieurs services de grands brûlés utilisent sa méthode de soin.
Le thymol5, le composé principal de l’huile essentielle du thym commun (thym à thymol), est un traitement assez populaire chez les apiculteurs afin de combattre le parasite Varroa, grave fléau de l’apiculture et l’une des principales causes de mortalité des abeilles. Cette molécule est également intéressante dans le traitement de l’acariose. Il s’emploie sous forme de médicaments, Apilife-Var (Italie), où il est associé au menthol, au camphre et à l’eucalyptol ; Thymovar (Suisse) et Apiguard (France). Outre ces médicaments aux marques commerciales déposées, il existe le thymol à l’état pur. Les apiculteurs justifient son emploi par la stimulation des colonies et l’amélioration de leur résistance aux agressions. Par ces applications, le thymol n’est plus considéré comme un médicament et échappe ainsi à la règlementation pharmaceutique. De plus cet usage n’est pas interdit car la substance, non vénéneuse, ne laisse pas de résidus réputés toxiques dans les aliments. À la suite de cette découverte par des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique de France (INRA), d’autres chercheurs québécois ont démontré que ce traitement, contrairement aux produits chimiques, n’avait aucun effet négatif sur les populations d’abeilles ou sur la production de miel. Certains apiculteurs l’emploient donc à l’état pur, sous forme de cristaux, après l’avoir dissout dans l’alcool. Ils imprègnent ensuite divers supports de cette solution. Le thymol agit essentiellement par évaporation. Son haut pouvoir odoriférant perturbe les abeilles, aussi faut-il traiter en fin de récolte, un jour de beau temps (température extérieure supérieure à 20 °C), et sur la totalité du rucher, sous peine de favoriser la dérive et le pillage. Malgré ces conditions, l’efficacité du thymol avoisine les 80 %.

Culture

En horticulture, la propagation ou multiplication du thym se fait au printemps. Cette production se développe également par semis, dans ce cas, les semences prennent deux à trois semaines à lever, la croissance est rapide et le repiquage s’effectue, lui deux mois après, avec un espace de 25 à 30 cm entre les plants. La division des touffes et des racines ainsi que le bouturage et le marcottage sont d’autres techniques culturales appropriées. On évitera les engrais durant l’été (sans pour autant le cultiver dans une terre trop pauvre !) qui risqueraient, par un apport excédentaire, de rendre la plante trop fragile à l’époque des gelées, et les arrosages d’appoint. On pourra pailler avec des pierres plutôt qu’avec de la matière organique, ce qui augmentera la chaleur à son pied et réduira les risques de pourriture. On devra aussi penser à couper la plante de moitié au printemps pour favoriser l’apparition de nouvelles pousses. On pourrait aussi les semer au printemps en rang et les éclaircir à 15 cm. Il est conseiller de renouveler, de faire une bouture ou de marcotter les plants tous les trois ans sinon la tige devient trop ligneuse et les feuilles perdent leur arôme.
Pour une culture intérieure, le thym a besoin d’au moins 5 heures de soleil par jour ou de 12 heures de lumières artificielles. Le terreau devra être constitué de compost, de gros sable et de morceaux de calcaire. On attendra que la terre devienne sèche avant de procéder à l’arrosage.On peut alors utiliser son thym de façon régulière, sinon tailler les extrémités chaque mois.
Les tiges sont réunies en bouquets, qui sont suspendus, l’inflorescence en bas dans des locaux chauds, secs, aérés et ombragés. Après séchage complet, on procède au battage sur une toile cirée pour détacher les feuilles des branches. On conserve ensuite la plante dans un contenant hermétique, en évitant les matières plastiques pour éviter une perte des huiles essentielles par absorption par le plastique.
On peut la cultiver en compagnonnage avec la lavande avec lequel il forme une excellente équipe.

Période de récolte

Deux récoltes peuvent être entreprises, une en fin mai, début juin au commencement de la période de floraison, l’autre en septembre. Les branches doivent être coupée jusqu’à 5 cm du sol ; et si l’on coupe les branches à la fin de l’été, il doit être évité de couper plus bas que le tiers de la plante, car une coupe trop basse favoriserait l’apparition de jeunes pousses qui ne résisteraient pas aux premiers froids.
Il est conseillé de cueillir le thym dans des endroits éloignés des bords des chemins et des sentiers. Il ne faut pas arracher la plante mais plutôt lui couper les tiges au sécateur ou les casser du bout des doigts, tout en évitant de couper toutes les tiges et toutes les plantes, pour laisser la plante vivre et se reproduire. Il suffit d’éclaircir la plante. Il est préférable de réaliser la cueillette après la rosée du petit matin et avant les heures les plus chaudes ; où la plante aura évacué le maximum d’humidité et n’aura pas évaporé son huile essentielle. On peut constater, que pour une récolte dans un champ, l’utilisation d’une fauche mécanique est avantageuse. Le temps consacré à la cueillette est ici amortie par du matériel adéquat.

Il semblerait qu’il soit préférable de cueillir le thym, juste avant la période de floraison